Comment gérer une période d’inactivité professionnelle ?

Oh hey !

Ce matin je discutais une de mes amies au téléphone, nos échanges m’ont inspiré cet article.

En ce moment je ne « travaille » pas, dans le sens où je ne vais plus au boulot du matin au soir en faisant des projets pour « profiter » de mon temps libre durant le week-end et les vacances. On peut dire que je vis une période « d’inactivité professionnelle » donc. J’essaye de faire bien attention avec les mots, car aujourd’hui j’ai l’impression que tout est très vite sujet à débat, gardons en tête que mes petits articles ne sont qu’un point de vue personnel qui peut parler à certains, mais ne visent à heurter ni la sensibilité ni l’égo de qui que ce soit.

Donc en ce moment je ne bosse pas, je le vis pour le moment très bien et je vais vous expliquer pourquoi. Je sais à quel point c’est difficile mentalement pour ceux qui sont au chômage depuis longtemps et qui n’ont en tête que ce point, j’ai même l’impression que la tendance générale est presque toujours négative sur ces périodes, de là m’est venue l’idée qu’un article plus positif sur le sujet puisse avoir de l’intérêt.

D’abord il faut bien noter que chaque situation est extrêmement différente et personnelle, de part son contexte et de part sa façon de voir les choses. Bien sûr il est plus difficile de rester optimiste quand vous avez été licencié, que ça fait des années, que vous avez de réels problèmes d’argent, des enfants à charges etc… que quand vous n’avez que vous à prendre en charge et que vous êtes plein de projets pour l’avenir.

On tient le premier point, pourquoi je le vis plutôt bien c’est parce que j’ai toujours plein de projets. On en parlait dans l’article Happiness Factory le mois dernier, à court-moyen-long terme j’ai toujours des choses à faire en tête, aussi petites en sans importance puissent-elles vous paraître les tâches de votre TO DO list du jour et vos envies et objectifs de l’année sont vos fils rouges. Cela m’est venu ce matin quand mon amie et ex-collègue m’a demandé « tu fais quoi du coup ? », comme 80% des potes qui m’appellent en fait. Avant de passer à la réponse cette question vaut le coup de faire un gros aparté.

C’était une question anodine, et de sa part encore + car cette amie est vraiment bienveillante, dans le sens au quotidien, sur les petites activités du jour quoi. Cela m’a rappelé une autre période il y a 5 ans où j’étais cette personne qui cherchait désespérément du boulot, j’avais pourtant tout autant de projets qu’aujourd’hui et mes journées étaient toujours remplies, mais j’étais bien moins confiante en moi qu’aujourd’hui et cette question là je la vivais bizarrement. Selon qui la posait, je pouvais voir que les intentions de mon entourage n’étaient pas toujours les mêmes et j’étais partagée, sans vraiment de juste milieu, entre l’agressif « bin-comme-tu-le-sais-je-cherche-du-boulot-tu-sais-que-j’en-peux-plus-donc-pourquoi-tu-poses-la-question-c’est-pour-me-faire-chier-ou-quoi-tu-remues-le-ccouteau-dans-la-plaie-vas-y-tu-veux-que-je-m’énerveee ? » xD , et la culpabilité d’avoir le temps de profiter de ma vie pour faire tout ce que je voulais contrairement à ceux qui me posaient la question et qui étaient bloqués dans leur quotidien professionnel.

En fait vous savez quoi, l’évolution que je constate aujourd’hui c’est qu’il y a toujours ces différents types de personnes, mais que je sais voir qui est bienveillant et qui ne l’est pas, vous le savez aussi si vous écoutez votre intuition.

Petites astuces si vous avez besoin d’éclairage :

  • ceux qui prennent un air de chien battu en la posant comme s’ils portaient le poids du monde pour vous, eeet non je ne crois pas qu’ils soient dans la catégorie bienveillants, sorry not sorry ! C’est leur interprétation qu’ils traduisent et leur potentielle incapacité à vivre aussi bien que vous les aléas de la vie. Encore plus quand ils voient que vous répondez que tout va sincèrement bien et qu’ils vous posent une main sur l’épaule avec un regard en dessous « allez, ça va aller ». C’est limite vous qui pourriez les booster. Next, ces gens là ne vous ont pas écouté et sont compatissants alors qu’il n’y en a pas l’utilité, ils vous plomberont si vous y prêtez attention. En cas de coup de mou si vous allez vers eux vous finirez par vous pendre (*second degré*). Bon attention ils ont peut être aussi un soucis personnel et ne soyez pas trop vache avec eux tout de même surtout si ce sont vos proches.
  • ceux qui vous posent la question de manière anodine, juste pour parler comme vous le faites régulièrement, vous avez de bonnes relations avec eux et ils ont juste envie de discuter avec vous après avoir échangés sur leur journée. Là on est dans le neutre tendance positif, ils vous estiment de la même façon « qu’avant le drame » (*rires*), vous gardez du lien social et tout va bien.
  • ceux qui ne vous posent pas la question, ou qui y ajoutent du tact hyper bien placé, et qui relancent sur pleins de sujets de discussions qui vous parlent, sans que vous sentiez la moindre once de « stratégie ». Leur empathie les honore et ceux là sont des gens à estimer, ce sont eux qui sont inspirants et tirent les autres vers le haut. Il n’y a pas de sujet sensible donc pas besoin d’en faire un plat, vous ne vous réduisez pas à un poste et vous êtes toujours aussi intéressant et attrayant pour eux. Si vous avez un petit coup de mou eux auront les bons mots pour vous booster sans vous dévaloriser. Soyez là pour eux de la même manière si la situation s’inverse.

Un autre point est peut être de savoir s’entourer justement, pas besoin d’un cercle énorme autour de vous qui peut devenir épuisant (selon moi, si vous voyez les choses différemment faites à votre sauce 😉 ), mais quelques personnes que vous estimez et qui vous estiment, garder bien le contact avec vos amis habituels et votre famille, pourquoi changer après tout si tout va bien, mais accordez du temps pour votre nouvel ami : vous-même !

C’est l’occasion enfin d’avoir du temps pour vous et pour toutes les choses pour lesquelles vous manquiez de temps en travaillant. De remettre en selle vos projets persos et de vous informer sur ce qui vous plait. Apprenez à aimer votre compagnie si ce n’est pas encore le cas.

Personnellement, j’ai choisi cette période OFF et c’est sûrement un point qui pèse dans la balance pour bien le vivre je l’avoue. J’avais tellement de choses en tête, je voulais les faire maintenant et en faire le plus possible, avant de retrouver un emploi puisque oui cela reste une période de transition.

J’adore voyager et j’avais en tête un projet de roadtrip depuis des années, nous avons pu le réaliser avec mon amoureux qui est lui aussi fan de voyages. Cette expérience n’a pas de prix et je peine encore à croire que nous avons réussi !

J’avais plusieurs points santé à gérer, rien de grave ce qui fait justement que vous ne prenez jamais le temps de le faire, l’opération au LASIK en faisait partie. Comme je vous l’ai dit la cicatrisation dure un mois, nul besoin de rester immobilisé pendant tout ce temps, mais oui je préfère être hyper vigilante là dessus et me présenter aux entretiens d’embauches dès que je pourrais enfin me remaquiller 😀 .

J’ai déménagé. J’ai grandi près de Bordeaux dans l’entre-deux-mers, après avoir pas mal bougé pour mes études et le début de ma vie pro (Etats-Unis, Finlande, Paris…), j’étais revenue vivre dans ma région, côté bassin d’Arcachon cette fois, depuis 4-5 ans. Je viens juste d’emménager à Lyon. Mine de rien cela prend un peu de temps de trouver un logement et de l’aménager.

J’ai plusieurs allers-retours Bordeaux-Lyon à faire ne serait ce que pour le point santé, et je ne me vois pas arriver dans un nouveau poste avec un planning aménagé « ah oui mais non là je suis pas lààà ». Non en fait quand je commence un boulot j’y suis à fond et non on ne peut pas poser des jours OFF à foison en arrivant.

Au global pour les petites tâches de la journée, et bien cela varie chaque jour justement. Voici quelques exemples mais la liste est vraiment non exhaustive :

  • je fais la touriste dans ma nouvelle ville, je visite les quartiers avant de devenir moi-même guide touristique pour mes proches lors de leurs visites
  • cela fait longtemps que je dois faire une sélection de photos de voyage pour en agrandir, c’est le bon moment
  • j’adore cuisiner, j’ai testé un nombre incalculable de recettes que je ne prenais jamais le temps de faire
  • je prends le temps de faire les courses en regardant tout ce qui me plait sans timing à gérer, pour moi c’est un plaisir pas une corvée
  • je suis sportive, je peux caler mes séances de sport sans contrainte horaire
  • j’aime lire et je ne prenais plus le temps, j’ai lu une petite dizaine de bouquins et pas mal de magazines en un mois, je continue 🙂
  • malgré mon abonnement Netflix souscrit le premier jour de son arrivée en France (je l’avais découvert aux USA et je trouvais cela génial ! ), c’est rare que je reste devant un film entier ou que je suive une série jusqu’au bout , je comprends maintenant l’engouement des gens pour certaines d’entre elles
  • de nombreux sujets m’intéressent comme la diététique, le sport, le makeup, les cosmétiques naturels, la santé, certaines chaines youtube ou comptes instagram, les fringues, geeker sur pinterest pour trouver des looks stylés, chercher les bons meubles pour notre emménagement, remplir mon agenda et mon bullet journal… Je prends le temps de lire des infos là dessus
  • je peux appliquer mes routines soins peau et cheveux complètement alors que je faisais toujours sauter des étapes
  • faire du tri chez mes parents
  • profiter de mes parents, grands-parents, proches
  • compléter mes wishlist restau, recettes, activités, spot à voir, shopping, projets de vie
  • créer ce blog…

Et pour le mot de la fin, la recherche d’emploi est un autre sujet qui méritera sûrement un article à part, mais pour la période autour tout va bien quand on a la bonne façon de voir les choses. Ne pas aller au boulot ne signifie pas être inactif. Je suis naturellement focalisée sur ce que j’ai et non sur ce que je n’ai pas, je n’y pense même pas en fait car j’ai tout ce dont j’ai besoin. J’ai du temps pour visiter les quartiers de ma nouvelle ville, investiguer pour les prochains week-ends et voyages, mettre en place plein d’outils lifestyle, cuisiner, faire du sport… J’entends souvent que quand on est seuls à rien faire on s’ennuie. Personnellement je ne suis pas « quelqu’un qui s’ennuie » car je trouve toujours quelque chose à faire, c’est une chance d’avoir du temps et j’ai toujours eu l’habitude de m’occuper par moi-même. Je ne vois pas tellement ce qu’il y a de « négatif » dans une période sans emploi, pour l’aspect financier du moment qu’on a assez pour le quotidien si c’est seulement pour un temps tout va bien, je crois qu’il faut la penser comme une période transitoire et que ce temps dont on peut profiter, c’est du temps qu’on aura plus par la suite.

3 Replies to “Comment gérer une période d’inactivité professionnelle ?”

  1. Sortant d’une rupture conventionnelle, je vais très bientôt devoir m’inscrire à Pôle Emploi ☺️ Bien sûr, je veux reprendre un travail rapidement car nous avons pour un projet la construction de notre maison ☺️ mais je me dis que cette période est une chance, la chance de me remettre sur pieds et de profiter un peu de tout ce qui a pu me passer sous le nez pendant ces quelques années de travail. Je pense chercher activement du travail en septembre, pour profiter de mes proches, de mon amoureux et partir un peu 😍 Nous ne sommes pas des machines ☺️

    J'aime

    1. Merci beaucoup Maeva pour ce message 😃 ! Mais oui je suis du même avis, c’est une chance et c’est tellement important de pouvoir vivre sa vie à côté de la vie pro, je le vois un peu comme l’opportunité de se reconnecter avec soi même, indispensable finalement de ne pas s’oublier en route même pour être au top pour notre prochaine expérience pro 🤷🏻‍♀️😂. Je vois que tu/vous avez un blog je vais aller le voir moi aussi 😍

      Aimé par 1 personne

      1. Exactement haha ! Notre santé, physique et mentale, doit passer avant tout cela. Malheureusement on a vite la pression sur nous dés que on ne travaille pas. Je ne parle pas de nos proches mais bel et bien du système français qui nous met la pression… Il est normal de se perdre en route. Il est normal de vouloir vivre. Il est normal de souhaiter profiter de notre vie qui n’est pas éternelle. Malheureusement tout est basé sur l’argent, c’est malheureux parce que du coup peu de personnes prennent le temps de souffler, de profiter de la vie et de leur santé, ce qui explique bon nombre de dépression aussi. Une santé on en a qu’une ! ☺️
        Belle soirée, Laure 😉

        Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s